Avant de commencer, doit-on vous appeler Oleksandr ou Sasha?
Je préfère encore Aleksander. Oleskandr, c'est en Ukrainien. Chaque ex-république soviétique a son propre dialecte, même au niveau des prénoms. Quant à Sasha, c'est le diminutif d'Aleksander. En russe, les diminutifs sont souvent fort différents des prénoms d'origin. Pavel donne Pacha, Dimtry c'est Dima, Yevgeny devient Zhenya...
Cela fait maintenant six mois que vous vivez à Bruxelles. Comment trouvez-vous la vie dans notre capitale?
J'adore! Moi, j'aime les grandes villes. Alors, vous pouvez imaginer qu'à Genk ou à Lier, je ne me sentais pas trop dans mon élément. Surtout qu'avant cela, j'ai toujours eu l'habitude de vivre à Kiev, qui est encore plus grande que Bruxelles. Mais ici, tout est organisé, plus plaisible. Il y a beaucoup plus d'espaces verts aussi.
L'Ukraine, ça vous manque?
Non car faire carrière à l'étranger a toujours été mon rève. En plus, je vis ici avec ma copine Karen et je n'ai rien besoin de plus. Et puis l'Ukraine, il m'arrive d'y retourner quand je suis sélectionné en équipe nationale des - 21 ans . Enfin quand j'étais sélectionné, car j'ai desormé tout juste dépassé l'âge.
Lors du dernier match avec les espoirs, à la mi-septembre, vous aviez d'ailleurs un entraineur un peu particulier, non?
Oui, c'est mon père qui a désormais pris en main les destinées de la sélection -21. Cela m'a fait bizarre d'être entrainé par lui, mais heureusement ça n'a duré qu'un seul match. Maintenant, je ne peux plus jouer que pour les A, mais pour ça j'ai envore du boulot.
Votre père vous parlez-t-il souvent d'un fameux huitième de finale entre l'URSS et la Belgique à Mexico 86?
Non, ce sont les journalistes belges qui m'en parlent le plus! Les Russes, ils ont oublié ce match. Pour vous il est mémorable car il vous a conduit dans le dernier carré, mais pour nous ce n'est qu'un huitième de finale perdu. Tout ce que mon père m'en a dit, c'est que l'URSS avait été volé par l'arbitre (rire)! J'ai revu les images et, effectivement, je pense qu'il y a un hors-jeu non signalé. Mais bon...
Vous dites rêver de l'équipe nationale. Mais quels sont les joueurs ukrainiens qui vous font vibrer?
Scevchenko et Rebrov bien évidement, surtout vu que je suis un supporter acharné du Dynamo Kiev, surtout celui de la grande époque. J'ai beaucoup d'amis qui y jouent actuellement. Sinon, j'avoue avoir un faible pour Voronin (Hertha Berlin et ex-Liverpool). Je suis ses prestations de très près car nous avons le même manager.
Tout comme Dmitry Bulykin d'ailleurs. Est-ce votre meilleur ami à Anderlecht?
Depuis son arrivée, nous passons forcément pas mal de temps ensemble vu que nous parlons la même langue. Mais, malgrè le fait que nous ayons le même manager, je ne le connaissais pas personellement auparavant. sinon, je m'entends également très bien avec Roland Juhasz. Vraiment un chouette gars!
Pouvez-vous nous citer le nom du seul ukrainien ayant joué pour Anderlecht avant vous?
Oui, c'est Oleg Iachtchouk. J'avais discuté avec lui lorsque je joue encore au Lierse et que nous avions affronté Anderlecht. C'est une personne gentille et attachante.
A coté du football, vous avez d'autres passions?
J'aime beaucoup la musique. Surtout le RNB et la pop russe.
Et le cinéma?
Oui, aussi, mais surtout pas les films d'horreur. Pour le cinéma, je suis plutôt comique et romantique. (rire)